Il y a à peine quelques jours, la société Celtel-Congo se convertissait en société Zain. Il y a à peine six mois, la société Libertis-Congo était remplacée par la société MTN-Congo. Et enfin, il y a à peine quelques mois, une nouvelle société dénommée Warid-Congo s'implantait au Congo.
Cela témoigne bien de la bonne santé du pays en matière de téléphonie mobile. Zain, MTN, Warid, ajouté à l'ancienne téléphonie fixe devenue Sotelco, dont la configuration nouvelle s'affiche compétitive, mènent déjà une véritable compétition auprès de nombreux Congolais, en matière de nouvelles technologies de télécommunication et d'information. Cette concurrence, qui se veut loyale, prend la forme de promotions très intéressantes, surtout à la veille des moments forts pour la République du Congo - en l'occurrence, les journées de l'indépendance et l'anniversaire du dialogue national pour ne citer que ces deux dates. Des promotions pour mieux se faire connaître d'une population de trois millions et demi de personnes dans les douze départements.
Nombreux sont les Congolais qui ont bien envie de communiquer facilement, mais certains sont arrêtés par le coût de la communication, qui est d'ailleurs sensiblement le même. Il est évident qu'arrêter la téléphonie mobile aujourd'hui serait accepter de faire un bond en arrière de près d'une trentaine d'années. Les Congolais sont contents des services actuels de la téléphonie mobile qui a radicalement supprimé la correspondance entre les personnes habitant des départements ou des villes différents. Car, à la seconde près, on peut être informé de ce qui se passe dans l'hinterland. Il est curieux de constater, avec l'attention que l'État manifeste envers ces sociétés, qu'elles n'aient pas envisagé des politiques et stratégies concurrentielles auprès des Congolais attentifs à leurs dépenses. Bien sûr, ces sociétés participent activement à lutter contre le chômage et la pauvreté en recrutant de nombreux Congolais, mais une véritable concurrence ne s'est pas encore développée, comme pour l'eau en bouteille qui se vend aussi à bas prix, avec le suivi et le contrôle des services d'hygiène.
Faustin Akono