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 Liste du nouveau gouvernement congolais (le 31/12/2007 à 07h43)

Nouveau gouvernement congolais nommé par

Décret n°2007-615 du 30 Décembre 2007 du

Président de la République Denis Sassou Nguesso

 

  

1 - Premier Ministre, chargé de la coordination de l’Action du Gouvernement et  des Privatisations : M. Isidore MVOUBA

 

2 - Ministre d’Etat, ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire :

     M. Pierre MOUSSA 

 

3 - Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits    Humains : Me Aimé Emmanuel YOKA

 

4 - Ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat :

      Me Jean Martin MBEMBA

 

5 - Ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures:

      M. Jean Baptiste TATI LOUTARD

 

6 - Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget :

      M. Pacifique ISSOIBEKA

 

7 - Ministre des Mines, des industries minières et de la Géologie :

      Général de Division Pierre OBA   

 

8 - Ministre de l’Equipement et des travaux Publics :

     Général de division Florent NTSIBA  

 

9 - Ministre des Affaires étrangères et de la Francophonie :

     M. Basile IKOUEBE

 

10 - Ministre du Commerce, de la Consommation et des Approvisionnements :

       Mme Jeanne DAMBENDZET

 

11 - Ministre de l’Economie forestière :

       M. Henri DJOMBO

 

12 - Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat :

       M. Claude Alphonse NSILOU

  

13 - Ministre du Tourisme et de l’environnement :

        M. André OKOMBI SALISSA

 

14 - Ministre à la Présidence, chargé de la Défense nationale, des Anciens  combattants, et des Mutilés de guerre :

       Général de division Jacques Yvon NDOLOU

 

15 - Ministre à la Présidence, chargé de l’Intégration sous-régionale et du NEP AD :

       M. Justin BALLAY MEGOT

 

16 - Ministre à la Présidence, chargé de la Réforme foncière et de la  Préservation du Domaine public :

       M. Lamyr NGUELLE

 

17 - Ministre de l’Enseignement technique et professionnel :

       M. Pierre Michel NGUIMBI    

 

18 - Ministre de l’Enseignement supérieur : M. Henri OSSEBI

 

19 - Ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé :

       M. Emile MABONZO

 

20 - Ministre des Petites et Moyennes entreprises, chargé de l’Artisanat :

       Mme Adélaïde MOUNDELE-NGOLO

 

21 - Ministre de la Santé, des Affaires sociales et de la Famille :

       Mme Emilienne RAOUL

 

22 - Ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, chargée de l’Alphabétisation :

        Mme Rosalie KAMA-NIAMAYOUA

 

23 - Ministre de la Culture et des Arts : M. Jean-Claude GAKOSSO

 

24 - Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale:

        M. Gilbert ONDONGO

 

25 - Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique :

        M. Bruno Jean Richard ITOUA

 

26 - Ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Parlement,  Porte-parole du Gouvernement : M. Alain AKOUALA-ATIPAULT

 

27 - Ministre de la Sécurité et de l’Ordre public :

        Général de division Paul MBOT

 

28 - Ministre à la Présidence, chargé de la Coopération, de l’Action humanitaire et de la Solidarité : M. Charles Zacharie BOWAO

 

29 - Ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement :

         Mme Jeanne Françoise LECKOMBA-LOUMETO-POMBO 

 

30 - Ministre des Transports maritimes et de la Marine marchande :

        M. Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU

 

31 - Ministre des Transports et de l’Aviation civile : M. Emile OUOSSO

 

32 - Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation :

       M. Raymond MBOULOU

 

33 - Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage : M. Rigobert MABOUNDOU 

 

34 - Ministre de la Pêche maritime et continentale, chargé d l’Aquaculture :

       M. Guy Brice Parfait KOLELAS

 

35 - Ministre des Sports et de la Jeunesse : M. Serge Michel ODZOCKI

 

36 - Ministre des Postes et télécommunications, chargé des Nouvelles technologies :

       M. Thierry MOUNGALLA

 

37 - Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique :

        M. Hellot Matson MAMPOUYA

 

38 - Ministre délégué à l’Aménagement du territoire, près le Ministre d’Etat, ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire :

       M. Gaston GAPO    

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 Dérives extrémistes. (le 25/12/2007 à 15h06)

                                                    Hubert Védrine, aspergé de sang factice

                                                           le 28 novembre dernier à Paris  

 

Dérives extrémistes.

 

         Depuis quelques mois, les activistes spécialisés dans la prétendue défense des droits de l’homme ont changé de stratégie. Après avoir longtemps agi sur le mode incantatoire et tribunicien, les « droits-de-l’hommistes » ont changé de braquet. On est ainsi passé à la provocation teintée de violence verbale et/ou physique.

 

         Cette violence est utilisée, la plupart du temps, par des groupuscules de quelques dizaines de personnes, qui s’arrogent donc le droit de répondre par la brutalité à ce qu’ils estiment injuste.

C’est ce terreau là qui a, hélas, servi de base idéologique à l’extrême gauche européenne dans les années 60 et 70. On a trop vu vers quelles violences ces dérives ont conduit ces groupuscules...

 

A cet égard, l’hebdo « Jeune Afrique », dans sa livraison du 9 au 15 décembre 2007, écrivait ceci : « organisés façon commandos, les militants altermondialistes français, membres d’ONG comme SURVIE, ATTAC, ou Greenpeace, ont décidé d’intervenir, de manière parfois brutale et douteuse, au cœur de la relation franco-africaine. Au point d’inquiéter les services chargés de la protection des personnalités.

Le 28 novembre, c’était l’ancien Ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine qui était aspergé de sang factice par le « Collectif génocide made in France » devant le Cercle national des armées à Paris, au motif qu’il aurait « couvert » la tragédie rwandaise (…). Et le 6 décembre, une quarantaine d’activistes s’en sont pris, devant le Sénat, aux organisateurs du Forum mondial du développement durable – dont son délégué général, le journaliste Emile Malet- « coupables » d’avoir invité le président congolais Denis Sassou Nguesso. La police française, qui est intervenue, a interpellé plusieurs manifestants d’origine congolaise ».             

 

         Voilà le fond du problème : les altermondialistes, dans leur acharnement à dénoncer, à tort ou à raison, les dérives supposées de tel ou tel décideur, s’appuient le plus souvent sur une réécriture de l’histoire récente. Et ce pour les besoins de leur cause du moment.

 

Ainsi, Hubert Védrine est accablé de tous les pêchés d’Israël alors que, durant le génocide rwandais, perpétré en pleine période de cohabitation entre François Mitterrand et Edouard Balladur, il n’était « que » secrétaire général de l’Elysée. Et pas ministre des Affaires étrangères. Ni même membre du gouvernement ; en tous les cas, rien n’indique qu’il ait joué un rôle prépondérant dans cette affaire.

 

Xavier Renou, l’un des porte-parole du collectif « génocide made in France », qui a revendiqué l’agression contre M. Védrine, tonitrue et affirme que « l’impunité dont jouissent encore aujourd’hui les complices français du génocide de 1994, est une insulte à la mémoire des victimes ».

 

Voilà donc M. Védrine transformé en « complice français » (sic) du génocide rwandais. Cette accusation grave est-elle le fruit d’une enquête minutieuse, ou d’une instruction judiciaire en bonne et due forme ? Que nenni !

Ces affirmations sont le fruit de l’intime conviction de ces messieurs bien-pensants, qui pontifient à longueur de journée, et qui distribuent les bons et les mauvais points aux uns et aux autres.

 

De même qu’ils gratifient Hugo Chavez de toutes les vertus démocratiques, ils diabolisent ceux qui ne sont pas dans la ligne exacte de leurs convictions.

 

Pour revenir au cas du Congo, ces messieurs ont décidé de réécrire notre histoire récente. Pour eux, la décennie de guerre civile que nous avons subie se réduit quasiment à un fait : l’affaire dite des disparus du Beach. 

A les lire et à les écouter, un ignorant des affaires congolaises pourrait croire que le Congo n’a eu à déplorer que ces disparitions là. Alors que chaque famille congolaise, du nord au sud, et de l’est à l’ouest, peut aujourd’hui se targuer du triste constat d’avoir perdu, si ce n’est un parent, mais au moins un proche. 

 

Provocation et gesticulation, donc. Provocation et gesticulation, quand Mme Belhassen, présidente de la FIDH (ligue internationale des droits de l’homme) débarque récemment à Brazzaville, et décide d’entraîner des familles dans une improbable séance d’hommage au Beach de Brazzaville, happening interdit à bon droit par les autorités. Cette affaire a été jugée définitivement, et l’Etat n’a pas à accepter que des personnes venues de l’étranger la relancent uniquement pour déstabiliser les autorités en place.   

Qu’attendent donc Mme Belhassen et sa FIDH pour aller manifester au bord de la Seine, pour « rendre hommage » aux centaines d’Algériens dont la disparition, en 1961, n’a pas été élucidée à ce jour ? Il est vrai que ce serait là ouvrir une boite de Pandore qui remettrait en cause les fondements de la République gaullienne de l‘époque…  

 

Provocation et gesticulation encore, quand une vingtaine d’organisations,  essentiellement françaises, mobilisent péniblement une quarantaine de personnes pour venir huer le Président congolais devant le Sénat à Paris, le 6 décembre dernier.

 

De fait, le Président Denis Sassou Nguesso est présenté par ces messieurs et dames de grande vertu comme le prototype actuel le plus proche de l’Antéchrist. Il est vrai que dans cette vaste entreprise de dénigrement, ils sont puissamment aidés par quelques apprentis politiciens congolais en mal de courage pour venir au pays se frotter à la réalité de terrain.

 

Et c’est là le véritable drame de notre pays : la volonté de déstabiliser à tout prix le Congo, pour prendre dès que possible, la place de ceux qui gouvernent. Toutes proportions gardées, cette attitude me fait penser à celle d’un homme qui convoiterait une jolie femme. Celle-ci se refusant à ses avances, cet homme déciderait alors de la dénigrer, en la présentant comme une personne de petite vertu. Le temps faisant son œuvre, l’homme finirait, un jour, par obtenir ce qu’il veut. Mais qu’en serait-il alors de ce qu’il aura dit de cette femme ? Cessera-t-elle d’être mal perçue par les autres ?  

 

Nulle part ailleurs en Afrique on aura assisté à cette connivence entre des membres de la diaspora d’un pays, et ce qu’il y a de plus rétrograde dans le mouvement altermondialiste, c’est-à-dire ceux qui, sous couvert de progressisme, veulent revenir à l’Afrique de Papa.

 

 

Thierry Moungalla

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 RFI s'installe à Brazza pour 48 heures (le 19/12/2007 à 07h50)

                                      Avec Juan Gomez ("Appel sur l'actualité")

 

 

RFI s’installe à Brazza pour 48 heures.

 

 

La Rédaction Afrique de Radio France Internationale (RFI) s’est massivement déplacée chez nous pour une série d’émissions enregistrées depuis Brazza les mardi 18 et mercredi 19 décembre 2007.

 

En effet, les quatorze journalistes et techniciens conduits par le Directeur Afrique de RFI sont arrivés à Brazzaville ce lundi 17 décembre 2007 en fin de matinée par la CAMAIR. Immédiatement à pied d’œuvre, nos amis ont investi l’esplanade de l’Hôtel de Ville de notre capitale pour installer leur matériel et décorer la place avec des calicots et banderoles siglés « RFI ».

 

Brazzaville se pare donc très vite des couleurs de la radio dite mondiale, dont les envoyés commencent aussitôt à prendre leurs contacts en vue de leur casting.

 

Il s’agira, en effet, d’enregistrer trois séries d’émissions. Ces émissions font partie des programmes phare de la rédaction Afrique. Sur le pont très tôt ce lundi, nous croisons les vedettes de la Rédaction. Alain Foka, journaliste soyeux et sympathique, est venu pour un « Médias d’Afrique » spécial Congo ; le tourbillonnant Amobé Mevegué va proposer de médiatiser les initiatives citoyennes made in Brazza  dans son émission « Plein Sud » ; mais tout le monde attend surtout l’emblématique émission de Juan Gomez, « Appels sur l’Actualité », très écoutée à Brazza comme partout en Afrique.

 

Cette émission, jamais tendre avec les pouvoirs en place sur notre continent se propose, en deux volets, de passer au crible la gestion de nos ressources naturelles (en réalité le pétrole) ; puis, le lendemain, de faire un bilan de la Nouvelle Espérance, projet de société du Président de la République Denis Sassou Nguesso, cinq ans après le début de sa mise en œuvre.

 

Mardi 18 décembre. Vers 10 heures, l’esplanade de la Mairie est noire de monde. Ambiance bon enfant. Musique bruyante. Je reconnais les mélopées des Bantous de la capitale. Techniciens affairés à leurs réglages. Les journalistes de RFI, souriants, se laissent aborder par ce que l’on peut appeler des fans. Plateau garni et diversifié côté congolais : on croise des ministres, des conseillers du Chef de l’Etat, des hauts-fonctionnaires. L’opposition est largement représentée : on croise ainsi Bonaventure Mbaya, président d’une des coalitions de ladite opposition (ARD), l’ancien député de Gamboma Jean Kaba, du parti UPRN de Mathias Dzon, et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, député UPADS.

 

Vague soupçon : nos amis de l’opposition sont apparemment venus en masse avec leurs militants pour faire la claque ou huer, c’est selon l’orateur à venir. L’ambiance promet d’être électrique !

 

Les enregistrements commencent à 10 heures. C’est Alain Foka qui essuie les plâtres. Après quelques menus problèmes de son (ambiance de « direct » oblige), ses invités évoquent donc le sujet du jour : la liberté de la presse est-elle effective au Congo ? Présents : Alain Akouala ministre de la Communication ;  Alain Shungu, ancien correspondant de RFI chez nous ; Francis Wabout, journaliste à Radio-Liberté ; Joachim Mbandza, patron de la Semaine Africaine, le bi-hebdo catholique, journal congolais le plus lu ; Adrien Wayi Lewi, directeur du journal « Les Echos ».

 

Alain Foka attaque sec. Censure ? Pas censure ? Qualité médiocre présumée des programmes des chaines congolaises ? Préférence avouée par le public pour les chaines de Kinshasa, ville jumelle de Brazzaville, etc. Tels sont les thèmes principaux de l’émission. Public participatif mais déjà « chaud bouillant ». Cela promet, quand on sait qu’immédiatement on va enchainer avec la gestion du pétrole chez l’ami Juan Gomez !

 

Changement de plateau. Pause de quelques instants. Arrivée de Juan Gomez. Le public s’échauffe de plus belle. Plateau investi par les débatteurs. Côté « accusation »,  Monsieur Loamba Moké, président de la Coalition congolaise « Publiez ce que vous Payez » ; côté « plaidoirie », trois ministres, dont Bruno Itoua, de l’Energie et de l’Hydraulique, qui essuiera donc les plâtres gouvernementaux, accompagné des ministres Djombo (Economie forestière) et Nguimbi (Enseignement technique).

 

Débat vif. Public volcanique. Loamba Moké attaque bille en tête et s’appuie sur le « paysan  congolais » qui ne bénéficierait pas des retombées du pétrole. Réponses argumentées et précises du ministre Itoua, qui dégage posément les réalisations depuis 2002. Il est parfois complété par ses collègues. Auditeurs sélectionnés. Ils posent des questions ou affirment des choses ex abrupto. Rires, chahut et parfois acquiescement. Mais, globalement, la « claque » d’opposition est bien préparée ! Juan Gomez, très professionnel, donne cependant l’impression de relancer le débat en le pimentant de remarques acides vis-à-vis du gouvernement.

 

Fin du débat. Tout s’est bien passé. Rendez-vous pris pour le lendemain,  deuxième round de ce véritable match de boxe, cette fois là consacré au bilan de la Nouvelle Espérance.

 

Moment de détente. Le vibrionnant Amobé Mevegué met le feu à l’esplanade de l’Hôtel de ville. Plateau très FESPAM (Festival Panafricain de Musique), dont il a invité le nouveau Commissaire général, Monsieur Beethoven Yombo Germain, ainsi que son nouveau directeur artistique, l’immense artiste Zoba Casimir, dit Zao. Mais également Médard Milandou, promoteur culturel, et une jeune et charmante journaliste de DRTV. 

 

Puis Amobé, fidèle à ses habitudes, se fond dans le public, et va à la rencontre des « chicotteurs » porteurs de projets. Echanges sympa. Clap de fin. Ouf ! La première journée a pris fin. Tout s’est bien passé. Rendez-vous pris pour ce mercredi 19 Décembre à 10 heures. Nous serons là.

 

Thierry Moungalla

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