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 Interview de T.M. dans l'Observateur (le 10/09/2007 à 19h38)

Actualité : interview exclusive

 

Thierry Moungala réagit.  

 

 

* Monsieur le conseiller spécial du Président de la République, vous avez connu le président Milongo, il vient de nous quitter, quelle est votre réaction et quelle image vous gardez de lui ?

 

** Je ressens un sentiment de tristesse profonde, puisque, comme vous le savez, j’’ai été collaborateur du président Milongo pendant la campagne de la présidentielle de 2002. Un peu avant même, mais surtout pendant la campagne. Je garde du président Milongo l’image d’un homme de modération, de modestie. Un profond patriote.  En tant que chef de parti et homme politique,, il a toujours, dans ses choix politiques, et cela l’Histoire le jugera, fait la balance entre les intérêts partisans et la recherche de la paix, qui est, comme vous le savez, une fleur fragile dans notre pays.

         Un homme de modération, parce qu’il a toujours prôné le dialogue ; un homme modeste, parce que nous l’avons vu évoluer, notamment dans la dernière Assemblée, l’Assemblée sortante où, simple député, certes président d’un groupe parlementaire, il n’a exigé aucun privilège particulier qui soit lié à son statut d’ancien président de l’Assemblée Nationale. Au contraire, il y a siégé comme tout député de base, dans les commissions permanentes et a fait profiter ses collègues de son expérience.

         C’est un homme qui a profondément aimé son pays, parce que, comme pour tous ceux, et je me reconnais dans ce parcours là, qui ont travaillé à l’étranger, il a su garder sa patrie au fond de son cœur, et ce quel que soit l’attrait parfois factice de carrières à l’étranger. Il n’a pas manqué, à la fin de cette carrière, de rentrer au pays et de se mettre au service de la Nation, avec le parcours que nous avons connu depuis 1991, jusqu’à son décès.

 

* Il n’a pas été moins un opposant acerbe vis-à-vis de votre patron actuel, Monsieur Denis Sassou Nguesso ?

 

** Vous avez deux choses dans la vie : il y a ce qu’on appelle l’écume des choses, c’est-à-dire l’actualité politique, et il y a les tendances lourdes qui sont l’apanage des historiens. L’actualité politique immédiate a amené André Milongo à prendre les positions qu’il a prises, et je n’ai pas de commentaires particuliers à faire là-dessus.        

         L’Histoire, puisque aujourd’hui il est décédé, jugera les actes qu’il a posés, et nous éclairera sur les choix qu’il a effectués. Je crois que nous attendrons que des chercheurs, des scientifiques, se penchent sur son parcours pour séparer le bon grain de l’ivraie.  

 

* Finalement, il a été cet homme aux mains propres, au cœur propre ?

 

** L’homme privé que j’ai connu était profondément croyant. Un homme profondément épris de pais. Un homme aux convictions humanistes certaines. Pour le reste vous savez que le combat politique est un combat difficile durant lequel nous sommes amenés, en tant qu’hommes politiques, à nous combattre durement. Et tout combat difficile nous amène à mettre les mains dans le cambouis, c’est-à-dire, quelque part, à nous salir les mains. Non pas dans le mauvais sens du terme, mais dans celui du mécanicien qui met les  mains dans le moteur pour le réparer. C’est dans ce sens là que je dis que l’homme politique qui agit met forcément les mains dans le cambouis et sous le capot pour pouvoir réparer le véhicule.     

 

* Un mot à l’endroit de Madame Milongo, les enfants et la famille ? 

 

** Je transmets à Maman Laurentine Milongo mes sentiments de plus profonde tristesse et mille pensées, pour elle-même, et pour leurs sept enfants, dont certains me sont connus, les plus jeunes en l’occurrence. Et dans ce moment difficile, je souhaite leur dire que la Nation congolaise montrera très probablement, par le biais du Président de la République, au cours d’une cérémonie solennelle que le président Milongo est considéré par tous comme un digne fils du pays. Et je dirais à sa famille que nous souhaitons, au moment où la barque des dieux l’emporte vers l’Eternité, que son âme repose en paix, et que la terre de notre cher et beau Congo lui soit légère.         

 

* Il aurait aimé que le combat continue, que la politique continue, puisque la vie continue. Parlons des législatives à votre niveau. 

 

** La campagne pour les élections législatives se passe bien. Nous battons campagne à M’filou 1. Nous sommes face à un adversaire difficile du MCDDI, M. Malonga Philibert. Une circonscription qui fut MCDDI il y a une décennie. Nous déplorons parfois un climat fait de surenchère verbale, mais nous ne relevons pas cela, parce que nous sommes pour l’unité des fils et filles de M’filou, et puisque les enjeux sont aujourd’hui clairs pour les populations. Il s’agit d’élire un porte-parole, un « Nzonzi », c’est-à-dire un député qui prenne à bras-le-corps les problèmes des populations, et qui les porte à l’Assemblée Nationale.      

 

* Venons- en à la question d’actualité sur les biens immobiliers des Présidents Bongo et Sassou. Vous savez que, récemment, il y a eu une marche en France, le 28 juillet, des Congolais à Paris, pour faire pression sur le gouvernement français de façon que ces biens soient saisis ?  

 

** Sur cette affaire, j’ai beaucoup à dire. D’abord en ce qui concerne l’origine de la plainte. Si vous avez étudié le dossier, vous vous rendrez compte que l’association catholique CCFD, qui établit le rapport qui sert de base à la plainte, association dont j’ai affronté le président lors d’un débat télévisé en France, ne s’est pas portée partie prenante dans la plainte. Je ne comprends pas des gens qui estiment qu’un délit grave a été commis, établissent un rapport dans ce sens-là, et ne se portent pas eux-mêmes partie civile dans la plainte. C’est curieux. Les plaignants sont un groupement d’avocats qui s’appelle SHERPA, conduit par Me Bourdon. Donc, nous constatons avec regret qu’ils cherchent par tous les moyens à déstabiliser le Congo Brazzaville, et s’accrochent à toutes les branches qui existent pour déstabiliser nos institutions. Le second groupe est la Fédération des Congolais de la Diaspora.         

         Je dois quand même vous rappeler que les deux biens immobiliers du Président de la République du Congo, dont on souhaite la saisie ont été acquis il y a une génération, c’est-à-dire il y a environ 25 ans. Nous ne savons pas quels sont les éléments juridiques nouveaux qui ont permis, 25 ans après l’achat de ces biens, de dire qu’ils ont été achetés avec de l’argent détourné.

         Second élément : je tiens à dire à vos lecteurs que cette plainte contient comme pièces justificatives, des coupures de presse, des articles qui eux-mêmes renvoient à d’autres coupures de presse.

Vous imaginez quel sérieux un magistrat pourra accorder à des « pièces juridiques » comme des coupures de presse. Nous avons même l’annuaire téléphonique, c’est-à-dire que nos adversaires ont produit, à l’appui de leur plainte, un extrait d’un annuaire téléphonique de France Telecom de Paris pour dire que l’on a trouvé quelqu’un qui s’appellerait Sassou-Nguesso qui a ouvert une ligne téléphonique à une adresse donnée ; on a donc considéré que cette adresse correspondait à un bien immobilier, et que ce bien immobilier appartenant ipso facto à M. Sassou Nguesso, a été acheté avec de l’argent détourné.

 

Vous voyez quel est le degré de sérieux, du moins le manque de sérieux, d’une telle plainte. A partir du moment où on invoque le caractère frauduleux d’un tel achat, je crois que le minimum est qu’on nous dise à quelle date a été effectué un tel achat, ce qui n’est pas le cas dans la plainte ; par quelle procédure ces biens ont été achetés ; est ce qu’ils ont été achetés selon la procédure applicable en France pour un achat immobilier ? Et comment les fonds qui sont censé avoir été détournés pour ce faire sont-ils parvenus entre les mains du vendeur ? Voilà des questions sérieuses, et des questions juridiques qui auraient dû sous-tendre une plainte sérieuse.

 

* Pour terminer ?

 

** Nous devons prendre conscience que le soubassement de cette plainte est éminemment ethnocentriste, voire raciste. Posséder deux biens immobiliers en France pour le Président Denis Sassou Nguesso, qui a plus de 40 d’expérience politique, est déjà un signe de modestie. Ce qu’on reproche au Président de la République, est le fait qu’il est à la tête du Congo, un pays endetté, et possède deux biens immobiliers, l’un dans le XVIème et l’autre dans une ville huppée comme Le Vésinet. C’est pour cela que j’ai parlé d’ethnocentrisme et de racisme.

Si ces biens avaient été achetés à Sarcelles ou à Mantes La Jolie, je me demande s’il y aurait eu cette agitation médiatique. Et, inversement, on nous reproche le fait que notre Chef d’Etat descende dans des hôtels luxueux quand il va dans des réunions à l’étranger.           

         On aurait donc souhaité que quand, par exemple, il va à New York, il aille loger dans un hôtel du Bronx ; et quand il vient à Paris, qu’il se loge dans un hôtel à  Château Rouge.   

            Vous voyez bien qu’il s’agit là d’arguments à caractère ethnocentriste. Et finalement d’arguments à caractère néocolonial.

 

 

Propos recueillis par G.S. Ongouya.

In « L’OBSERVATEUR » n° 400 du 7 août 2007

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 Interview de T.M. par les Dépêches de Brazzaville (le 22/07/2007 à 00h04)

Thierry Moungalla : « Il n'y a rien d'anormal à ce qu'un homme d'Etat dispose de deux biens immobiliers après 40 ans d'exercice de hautes fonctions politiques »

Au cours d'une émission « Arrêt sur Info » diffusée récemment sur Télésud, Thierry Moungalla, conseiller spécial du Chef de l'Etat Congolais, a dénoncé au nom de ce dernier la plainte déposée en France  par trois associations de ce pays selon lesquelles les président de plusieurs pays d'Afrique centrale auraient acquis des biens immobiliers en France avec de l'argent détourné de leur pays. Au cœur de l'action se trouvent trois associations, parmi lesquelles le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). Le conseiller spécial du chef de l'Etat congolais démontre, dans l'interview que nous publions aujourd'hui que cette  plainte « ethnocentriste » rentre dans le cadre d'une « intoxication politicienne »  visant à déstabiliser le Congo.

Les Dépêches de Brazzaville. Qu'est ce qui a conduit les associations à déposer une telle plainte contre le Président Denis Sassou N'Guesso ?

Thierry Moungalla. C'est la volonté de nuire, tout simplement. Les associations qui ont saisi la justice française savent que de telles plaintes ne peuvent aboutir pour deux raisons : la première est que, sur un plan juridique, elles ne sont pas fondées ; la deuxième, sur un plan politique et diplomatique, est que ces associations savent que les Chefs d'Etat concernés bénéficient d'une immunité de juridiction. Il s'agit donc bien d'une pure volonté de nuire. Sur le plan juridique, quand vous déposez une plainte, c'est que vous avez des justificatifs pour dire que les gens contre qui vous agissez ont commis telle ou telle infraction.

D.B. Vous voulez dire qu'il n'y a donc pas de preuve ?

T.M. Quand on prétend que les maisons ont été achetées avec de l'argent détourné, le minimum de sérieux est  d'indiquer à quel moment les biens ont été achetés, avec quels moyens financiers et selon quelle procédure. Or, il n'y a rien de tout ça dans les plaintes et il faut que les Congolais le sachent. J'ai lu les plaintes : elles ne contiennent que des extraits d'articles de journaux qui, eux-mêmes, renvoient à d'autres articles. On parle d'un livre,  « Pillage à huit clos » de M. Harel et l'on va jusqu'à joindre, pour vous montrer le degré de ridicule de la plainte, l'annuaire téléphonique. On y prend une page parce que quelqu'un qui s'appelle Denis Sassou N'Guesso a mis une ligne téléphonique à un endroit précis. Et, pour les plaignants, cela prouve qu'à cet endroit une maison a été achetée avec de l'argent frauduleux. 

D.B. Deux maisons situées dans des quartiers luxueux en France, pour un Chef d'Etat qui est resté longtemps au pouvoir, cela vous parait exagéré ou normal ?

T.M. Aujourd'hui, trouvez vous anormal qu'un homme d'Etat qui est dans la politique et aux affaires depuis près de 40 ans possède ce dont un cadre supérieur français dispose au terme de sa carrière ? Le président de la République touche un salaire et surtout il exerce de hautes fonctions politiques. Dans tous les pays du monde, nous savons que l'exercice des responsabilités politiques au plus haut niveau permet aux hommes d'Etats concernés, d'abord par le confort que crée l'exercice de la fonction même, de disposer de beaucoup d'avantages. Il n'y a vraiment rien d'anormal à ce qu'un homme d'Etat puisse disposer de deux biens après quarante années d'activité, c'est-à-dire d'une résidence secondaire et d'un appartement principal à Paris. J'aurais même tendance à dire que le Président de la République fait preuve en l'occurrence  de beaucoup de modestie.

D.B. Peut-on dire que la France est derrière cette opération de « nuisance » ?

T.M. C'est un constat, non une condamnation. Nous notons que le parquet, c'est-à-dire le procureur de la République Française qui a ordonné cette enquête préliminaire, puisque le dossier en est à ce stade là, a considéré que le dossier était recevable. Or le parquet c'est le pouvoir politique. Nous considérons donc, forcément, qu'une partie de l'appareil d'Etat, en France, considère comme normal de poursuivre les chefs d'Etats africains pour des dossiers dont la plupart sont vieux de vingt-cinq ans. Je vous rappelle qu'en ce qui concerne le Président Sassou N'Guesso nous parlons de biens qui ont été achetés en 1982, il y a donc vingt-cinq ans. Nous ne savons pas quel élément juridique est apparu en 2007 pour prétendre que des biens achetés il y a une génération ont été acquis à l'époque avec des fonds détournés.

D.B. Cette sorte de « colonialisme » de la part de la France, que vous avez évoqué au cours de l'émission, ne risque t-elle pas d'altérer les relations entre les deux pays ?

T.M. Nous considérons que ces questions relèvent de la souveraineté du Congo, Etat indépendant depuis 47 ans, et nous n'admettons pas que notre justice, que nos institutions, que notre Etat, que le plus haut magistrat de notre pays soient salis à intervalles réguliers par les représentants d'associations qui instrumentalisent les institutions judiciaires des pays étrangers afin de déstabiliser politiquement notre pays. Il est évident que si nous continuons sur ce mode là, ces affaires ne peuvent pas rester sans conséquence sur la relation entre nos deux Etats.  

D.B. Apparemment ce serait une partie de la diaspora congolaise  à l'étranger, en France notamment, qui serait à l'origine des attaques contre le Congo...

T.M. Que ce soit sur cette affaire ou dans celle des « disparus du Beach », ressuscitée entre temps, il n'appartient pas à des associations installées à l'étranger, ainsi qu'a deux ou trois Congolais qui ne font pas confiance a la justice de leur pays d'entretenir l'agitation. Nous ne pouvons pas céder parce qu'il s'agit d'une question de souveraineté. Et, sur un plan technique, j'ajouterai qu'il s'agit là de procédures qui n'ont pour but que l'agitation. Nous n'acceptons pas que quelqu'un qui n'a pas mis le pied dans son pays depuis trente ans puisse, sur la base de « on dits » formuler de telles affirmations.

Nous disposons d'une importante colonie congolaise à l'étranger. Cette diaspora est probablement la seule africaine à l'étranger qui dise du mal de son propre pays de l'extérieur. Je voyage beaucoup, mais les problèmes que les gens soulèvent tels que l'eau et l'électricité sont  récurrents en Afrique. Et dans le cadre du Congo, nous avons subi une guerre civile que d'autres pays n'ont pas connue. Il n'est donc pas anormal que dix ans après des combats aussi effroyables nous soyons encore en phase de reconstruction. Vous comprenez que les principales critiques sont diffusées par une minorité de Congolais à l'étranger qui utilisent l'outil Internet pour envoyer toutes sortes de documents fallacieux, ou toute une série de pétition destinées pour empêcher que l'Etat congolais soit respecté et atteigne le point de décision PPTE.

D.B. Les autorités congolaises vivraient dans l'opulence à l'étranger. Voici l'un des arguments utilisés par ces associations.

T.M. Nous frôlons ici le mépris et le racisme. Je reprends volontairement les mots utilisés par le président de la République. Mais enfin ! Voudrait-on, parce que nous sommes un pays endetté, que lorsque notre chef d'Etat se déplace à New York il aille loger dans le Bronx ? Ou, quand il va à Paris, qu'il passe son séjour à Barbès ? L'argumentation développée par nos adversaires est qu'il est anormal qu'un Président du Congo détienne une villa dans une ville aussi huppée que Le Vésinet. Si l'on comprend bien ce raisonnement raciste, si le Président Sassou avait acheté cette villa à Sarcelles personne n'aurait fait de réflexion. Il s'agit bien d'un procès ethnocentriste, de l'intoxication politicienne pure.

D.B. Votre mot de la fin ?

T.M. Pour que le Congo change, il faut que l'homme change par l'éducation, la démocratie et le dialogue citoyen. Retenons que le Congo grandit chaque jour. Pensez vous qu'un pays mal géré, qui aurait des dirigeants peu crédibles, serait élu membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, prendrait la présidence de la CEEAC et de l'Union Africaine et tout ça en très peu temps. Les gens sérieux, y compris dans notre pays, feront une analyse objective de la situation, n'en doutons pas.

Propos recueillis par Quentin Loubou

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 Le gouvernement congolais et l'affaire des fonds vautour (le 09/07/2007 à 19h12)

Le pouvoir de Brazzaville à la recherche de la raison!

Au  regard de la question des fonds vautours qui risque de bloquer le Congo pour son pétrole, Thierry Moungala a appelé à une mobilisation patriotique. Pour un coup d'essai, le Conseiller du Président de la République a choisi la ville océane, Pointe-Noire. 

Après les explications du Premier ministre sur les fonds vautours qui obligent au gouvernement de "protéger l'argent" du pays par des mécanismes peu orthodoxes, Thierry Moungala, conseiller spécial du président de la République, a rassemblé les jeunes à Pointe-Noire pour leur expliquer le mal qui bloque le Congo dans le processus d'accession au PPTE. 

Dans sa série d'explication, le Conseiller spécial a abordé la question des fonds vautours. L'homme est allé faire appel à la capacité de jugement des jeunes de Pointe Noire à comprendre ce que le gouvernement entreprend dans la gestion de l'Etat. 

Thierry Moungala a, sans doute, commencé le devoir élémentaire de communiquer au peuple directement pour dire ce qu'ils (hommes au pouvoir) "vivent pour la défense des intérêts du pays".

C'est quand le peuple est édifié d'une malversation que les hommes du pouvoir sortent de tout bord pour convaincre et battre campagne en leur faveur, dit-on "parce qu'il s'agit d'une agression multiforme".

S'agissant de la mauvaise gestion du pétrole prêchée par les ennemis du pouvoir,  le conseilelr Thierry Moungala a martelé sur la base de la confirmation de la Banque Mondiale et du FMI que "le Congo est prêt parce qu'il a rempli les conditions de transparence. N'eut été l'intervention des fonds veutours, de Global Witness et autres,  le Congo aurait été à l'atteinte du point de décision. Aujourd'hui, ce sont Global Witness, Kensington, qui disent que le Congo gère mal son pétrole. Ils le disent parce qu'on refuse de céder à leur agression", a dit Thierry Moungala.

Selon lui, "le Congo n'est pas le premier pays à être agressé par les fonds vautours. Cela fait vingt ans que ces fonds vautours existent. Ils n'ont pas été créés par le Congo. Ils se sont attaqués à différents pays de la même manière que le Congo. Le Pérou et l'Argentine sont deux pays qui ont subi une agression des fonds vautours, de la même manière que le Congo. Mais, ces deux pays ne produisent pas de pétrole. Donc, le pétrole n'est qu'un prétexte", a-t-il dit. "On en parle, parce que le pays produit du pétrole, et que les ressources tirées du pétrole s'obtiennent à l'étranger. Donc, ce n'est pas un problème de pétrole, c'est plutôt un problème de capitalistes qui veulent faire de l'argent sur le dos des pays pauvres: saisir des jurdictions lointaines, obtenir une décision de justice et ensuite tout faire pour la faire exécuter en saisissant les comptes bancaires et autres. Même si l'opposition était au pouvoir, les fonds vautours auraient procédé de la même manière", a dit le consseiller Thierry Moungala, avant d'ajouter: "je suis assez consterné quand je vois certains responsables politiques d'expérience, qui aspirent à des fonctions d'Etat, se saisir d'un tel dossier pour y apporter une connotation politicienne qui, me semble-t-il, joue contre les intérêts de notre nation". 

Pour mettre l'accent à sa verve, et pour bien inculquer la part de vérité de ceux qui gèrent l'Etat aujourd'hui, Thierry Moungala a invité les jeunes de Pointe-Noire à se documenter, à se renseigner, à lire, et ensuite, à se faire les agents de la mobilisation patriotique, à l'image des jeunes d'autres pays qui manifestent quand les intérêts de leur pays sont menacés. 

C'est une forme de soulèvement populaire (pas désordre) que le conseiller du Président a demandé à ces jeunes, pour la cause de la nation, bloquée sur le chemin des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) par des fonds vautours.

Dans l'espoir d'arracher la confiance de ces jeunes, le conseiller a dit: "ce n'est pas seulement le pouvoir qui est agressé, c'est notre pays qui est agressé". 

Robert Gaillard      

In Epanza Makita n°054 du 7 au 14 février 2006            

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