TM en compagnie du Vice Président Ruberwa
« Opération Jéricho », la semaine de campagne d’évangélisation de l’ONG Campus Christi International à Brazzaville.
L’Ong Campus Christi International, section de Brazzaville, a organisé, du 26 novembre au 2 décembre 2007 une semaine de campagne d’évangélisation chrétienne dénommée « Opération Jéricho ».
Cette semaine d’évangélisation avait pour but de ramener à Jésus les Brazzavillois soucieux de mettre en pratique la Parole du Seigneur dans leur vie. Il s’agissait, comme pour l’exemple biblique de Jéricho, de faire tomber les murs de l’incroyance et du doute.
Elle a été riche en événements divers. Elle a eu pour point d’orgue une conférence débat tenue ce vendredi 30 novembre 2007 dans l’Amphithéâtre « Le Phénotype » de l’université Marien N’gouabi. Cette conférence-débat, à laquelle j’ai eu plaisir à prendre part, avait pour thème : « la problématique de l’élite africaine en tant que facteur essentiel du développement socio-économique du continent africain ».
La conférence, organisée et modérée par l’ancien Ministre Célestin Goma Foutou, un des animateurs de « l’opération Jéricho », avait pour orateur principal un invité prestigieux, à savoir Maitre Azarias Ruberwa Maniwa, Vice-Président honoraire de la République Démocratique du Congo. Au cours de son exposé, qui a duré près d’une heure, le conférencier a tour à tour dressé un état des lieux sombre de la situation sociopolitique et économique de l’Afrique, stigmatisant les principaux maux subis par ses habitants, du nord au sud du continent.
Il a, ensuite, tenté de dégager les responsabilités de l’élite africaine actuelle. A cet égard, Me Ruberwa, s’appuyant sur son vécu et son expérience d’homme d’Etat, a été cinglant, considérant que les élites africaines, qu’elles soient politiques, universitaires ou sociales, avaient échoué dans leur mission d’amorcer le processus de décollage de notre continent.
Puis reprenant implicitement la typologie esquissée par le sociologue philosophe Auguste Comte, il a dégagé les critères distinctifs, à ses yeux, d’une élite véritable : cette élite doit se fonder sur des valeurs intellectuelles, morales et spirituelles.
L’orateur a démontré de manière magistrale que, si les valeurs intellectuelles étaient le socle minimal sur lequel fonder les élites, elles devaient nécessairement être adossées à des valeurs morales de probité et d’honnêteté ;
Soulignant sa foi chrétienne, il a dégagé l‘idée selon laquelle ces valeurs, pour être efficientes et permettre d’amorcer un virage positif de nos sociétés africaines, devaient s’appuyer sur des valeurs spirituelles fortes, faites d’intégrité et de crainte de Dieu.
La seconde partie de la conférence a été un échange de questions-réponse entre le Vice-Président honoraire et l’assistance, composée d’universitaires, d’étudiants, de chercheurs, d’hommes politiques et de Ministres. Cette phase de débats fut animée, parfois vive. Mais elle a permis à l’orateur de préciser certains points, même si nous avons, globalement, regretté que Me Ruberwa Maniwa, leader du RCD, parti d’opposition en RDC, ne partage pas davantage avec nous son expérience de chrétien ayant animé une rébellion dans son propre pays. L’assistance aurait, en effet, aimé l’entende davantage sur cet aspect de son parcours d’homme d’Etat.
Ce samedi 1er décembre, un repas a été organisé au Mess des officiers à Brazzaville, agapes présidées par le Vice Président Ruberwa. A cette occasion, des témoignages poignants ont été donnés par des chrétiens qui ont rencontré accepté Jésus dans leur vie, notamment celui du Pasteur Julien Moumbéti, par ailleurs directeur général de la Télévision congolaise.
Enfin, ce dimanche 2 décembre, à l’occasion de la clôture de la campagne d’évangélisation, une marche a été organisée par les associations chrétiennes de Brazzaville.
Thierry Moungalla |