Le président de Microsoft Afrique, le Malien Cheikh Modibo Diarra, arrive demain à Brazzaville à la tête d'une délégation d'experts de la société pour négocier et signer avec le Congo un accord-cadre, destiné à mettre en œuvre la cyber stratégie nationale, a annoncé le ministère des Postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies de la communication. Cet accord, précise-t-on, servira de soubassement au « cyber gouvernement » ou « e-gouvernement », un programme auquel le pays a souscrit pour l'acquisition des connaissances et technologies nécessaires à la meilleure utilisation des TIC (Technologies de l'information et de la communication) dans le contexte de la réalisation des objectifs socio-économiques.
Selon le ministre Thierry Moungalla, qui est intervenu ce matin sur son blog personnel, l'accord avec Microsoft constituera un accompagnement technique pour le Congo, dans ce sens qu'il permettra la mise à disposition de logiciels et l'implémentation d'un portail gouvernemental, afin de rendre l'administration accessible à chaque Congolais. «Il convient d'admettre une chose. Notre retard nous oblige à aller vers des solutions efficaces, expérimentées avec succès ailleurs, et en concertation avec des professionnels. Microsoft remplit tous ces critères», a-t-il souligné sur son blog, précisant qu'il s'agissait «de la nécessaire entrée de notre pays dans la société de l'information».
L'accord, a par ailleurs renchéri un communiqué du ministère des Postes et télécommunications, permettra au Congo d'opérer une meilleure gestion dans tous les secteurs sociaux et économiques et promouvoir ainsi la bonne gouvernance.
Plusieurs pays africains à l'instar du Sénégal et du Rwanda, ont déjà bénéficié de cet appui de Microsoft, dont le défi essentiel consiste à briser « la fracture numérique » entre le continent et le reste du monde. Microsoft opère cette stratégie grâce à son département Afrique qui renforce le pôle « Microsoft Moyen-Orient et Afrique», existant déjà au sein du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad).
Le Congo scellera cet accord-cadre au moment où il procède à la rénovation de son cadre juridique et institutionnel du secteur, ainsi qu'à la réhabilitation des infrastructures de base. Le document, qui sera paraphé le 21 août, est une sorte d'anticipation du déploiement des NTIC au Congo. L'opération sera, en effet, fortifiée par la mise en place, à l'horizon 2009, de la fibre optique dont le contrat de fourniture du système avec Alcatel et le consortium du Wafs est en cours.
L'arrivée au Congo du patron de Mircrosoft Afrique et de son staff avait été conclue en marge de la deuxième édition du Forum africain sur les meilleures pratiques dans le domaine des NTIC, qui s'est tenu du 21 au 23 avril dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso. Le Congo représenté par son ministre de tutelle, Thierry Moungalla, avait activement pris part à ses assises.
Quentin Loubou